Suite aux articles des semaines précédentes, il convient de préciser, par une analogie, ce que veut dire « chrétiens » et ce que cela ne dit pas.
Ceci est écrit pour tous ceux qui se posent encore des questions et qui hésitent à adhérer à cause de ce qu’ils considèrent comme une intrusion du religieux dans l’espace public, syndical.

Je prendrais comme comparaison Léopold Sedar Senghor. Ou Romain Gary. Académiciens, parlant magnifiquement notre langue et la mettant en œuvre pour une réalité loin d’être franque, ils sont l’archétype du francophone non français et pourtant amoureux et fin connaisseur des réalités et de l’esprit français.
Etre CFTC, de la même façon, c’est parler la belle langue de l’enseignement social chrétien, la connaître, la développer, que l’on soit effectivement chrétien ou pas. Les principes sont notre grammaire. Avec des mêmes règles et repères, on peut aussi bien parler avec différents niveaux de langage social. Les valeurs qui en découlent dans l’agir syndical local sont notre culture d’entreprise, principes instanciés dans des réalités, de même que les poètes francophones ont instancié notre langue dans leurs réalités propres.

Je voulais ainsi montrer qu’on peut être CFTC sans être ni croyant, ni chrétien de baptême. La CFTC n’est ni un mouvement d’Eglise, ni une secte : elle accueille ceux qui aiment sa langue sociale et s’en enrichit, de même que Senghor et Gary ont enrichi notre patrimoine littéraire.
En revanche, de même que tout français doit maîtriser sa langue et doit l’utiliser avec joie, on espère que tout chrétien engagé connaît la morale sociale qui est cohérente avec son engagement…et rejoindra naturellement la CFTC pour la mettre en oeuvre, avec joie également !
La CFTC, c’est vraiment le syndicat de tous les amoureux de l’humanité pleinement accomplie dans toutes ses dimensions : physique, morale, sociale, spirituelle.

Hervé Bry, président du syndicat CFTC ME7801

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