La question était ambitieuse, les interventions ont été de grande qualité, les sujets abordés ont été variés et la conclusion, sous forme de propositions en lien avec les valeurs sociales-chrétiennes, est une véritable plate-forme programme, un manifeste pour une Europe sociale, respectueuse des peuples qui la composent et fidèle à sa tradition d’être terre d’accueil et de cultures.

Vous trouverez les vidéos sur internet prochainement.

Quelques points saillants : Enrico Letta, ancien premier ministre Européen et ancien président de l’U.E.  nous a parlé de l’évolution du monde, qui ne ressemble plus à celui de l’Europe des 9 puis des 12. Chute du mur de Berlin et son corollaire apparent : la perte de la pertinence fondatrice de l’Europe (la Paix et la prospérité). Nécessité de refonder l’Europe par un plus grand respect des nations et de retrouver sa vocation sociale. Prise de conscience de l’enjeu social : ce WE s’est réuni à Göteborg un sommet social européen, le premier depuis 20 ans. Il plaide pour une Europe qui ne se substitue pas aux nations mais les complète.

Jean-Marc Ferry, philosophe, a rappelé l’importance du respect des identités nationales ou, à tout le moins, des peuples, au sein de l’Union européenne. A été également décrite l’architecturation du droit au sein de l’UE : droit étatique, droit confédéral, droit des citoyens du monde, avec pour chacun d’eux, le type juridique, le principe politique et les garanties statutaires.

Responsabilité de l’Europe dans la transition écologique : Gaël Giraud nous a expliqué que pour réduire de 4%  la production de CO² tout en maintenant une croissance du PIB/habitant de 2% pour maintenir l’emploi, il fallait, à population stable, améliorer l’empreinte carbone de notre dépense énergétique de plus de 8%, ce qui n’est pas atteignable. Se profile donc le besoin de décroissance ou la mort de milliards d’individus par noyade ou famine, du fait que dans la zone équatoriale et tropicale, une augmentation de 4°C anéantit le biotope et la production vivrière, avec le lot de migrations qui s’en suivra.

Michel Barnier, négociateur du Brexit, nous rappelle comment a été formé le G7 par la France et l’Allemagne (V. Giscard d’Estaing et H. Schmit) et nous projette l’image ci-dessous, qui, selon lui, justifie le « ensemble » en Europe : les pays européens sortiraient du G7 ou du G8 en 2050.

Dominique Quinio a synthétisé les enjeux matériels, humains et spirituels pour l’Europe de demain. Bientôt sur ce blog. L’année prochaine, le thème sera centré sur l’actualisation et les acteurs du christianisme social.

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