(suite de l’article précédent)

Devons-nous laisser prospérer un syndicat pour lequel la seule vision de la réussite individuelle est l’ascenseur social, et qui plus est, pour les personnes déjà dans la cabine de l’ascenseur? Peu importe si ce sont des esclaves qui vont monter la cabine, peu importe ce que cela coûte aux autres en dignité : peu de différence entre un tel syndicalisme et certains employeurs bandits.

Devons-nous laisser prospérer des syndicats qui n’ont d’objectif que du pain et des jeux, cette « philosophie » qui a coûté son existence à la civilisation romaine? Il ne font pas, de salariés, des Hommes debout, mais des vautrés libidineux, goinfres et serviles. Serviles de leurs désirs, de leurs envies, rendus incapables de discerner le bien de tous.

L’alternative est donc

  • soit d’être comme les autres et de profiter des mandats tant qu’ils existent : « après nous le déluge ».
  • soit de se retirer pour être dans un microcosme confortable,
  • soit d’être dans le monde, de mouiller la chemise, au nom de nos enfants.

Se retirer….pour rêver tranquillement d’une société meilleure : un auteur (Péguy? ) fustigeait ceux qui ne voulaient tellement pas se salir les mains en s’engageant qu’à la fin, ils n’avaient plus de mains du tout…..Etre syndicaliste, c’est une façon d’être dans le monde. Mais comme apparatchik, c’est vrai que l’on se retrouve parfois loin du monde du travail, avec  ses réalités terrifiantes de normes, d’outils, de comm, de finances, d’apparences, de silences, d’illisibilité en tous genres…. Rien que d’y penser, on a des désirs de fuir.

La nature a ses lois, tout nous le redit en ce moment : sècheresse, feux, éboulements, disparitions d’espèces, migrations diverses…. et les petites tricheries que l’être humain se permet avec les lois de la nature finissent toujours par être payées. On pense aux lois bioéthiques en particulier, mais aussi aux débauches énergétiques, pétrole ou nucléaire. Il y a donc des lois naturelles à respecter – elles sont identifiées par ce qu’on appelle la morale sociale chrétienne, encore elle – et pour cela, elles doivent être connues et avoir emporté la conviction du plus grand nombre : c’est notre rôle.

Et parmi ces lois naturelles, celle qui concerne l’Homme se situe dans la sphère métaphysique. On reconnait l’Homme de ses prédécesseurs (dans l’Evolution) à ce qu’il enterre ses morts. Sa finalité est de penser l’au-delà : pensons-y dans nos négociations et nos campagnes électorales.